jeudi 7 mai 2020

Journal de déconfinement – jour 51

VACCIN
L'Organisation Mondiale de la Santé n'a plus de sous ? 
Elle nous tend la sébile, obligée de mendier ? Si c'est pas malheureux ! Mais pourquoi donc ? 
Elle a un projet particulier. En quelques mots, ici :
https://www.lefigaro.fr/flash-eco/coronavirus-l-oms-mobilise-le-monde-pour-un-acces-universel-aux-vaccins-20200424.
On s'étonne quand même qu'une organisation aussi importante ne profite pas de toute cette richesse produite année après année - à voir pour 2019 en un clic ici : 
https://www.credit-suisse.com/about-us-news/fr/articles/media-releases/global-wealth-report-2019--global-wealth-rises-by-2-6--driven-by-201910.html .
Bon, il est vrai qu'on apprend aussi que + 2,6% de croissance (de la richesse) est "un taux très modeste". Et puis, il y a Donald qui a coupé les vivres parce que l'OMS serait trop copine avec les Chinois sournois qui ont attaqué les Etats-Unis en créant un virus dont il savaient qu'il entrerait aux States avec les porte-clés "The big apple" qu'on vend aux touristes à New-York (je raconte ça parce que j'ai été très déçu, après en avoir acheté un, de lire en tout petit sur la tranche "made in China" Tu parles d'un souvenir de NY ! Oui, j'ai passé une semaine là-bas en 2007, très instructive. Je vous raconterai...)
Où en étais-je ? Ah oui, pour aider l'OMS, nos chefs d'état européens appellent aux dons :
 https://www.huffingtonpost.fr/entry/pour-aider-la-recherche-contre-le-covid-19-des-dirigeants-europeens-appellent-aux-dons_fr_5eac8fc8c5b639d6e5761cd5 
C'est pas vrai, je rêve. Même si ce sont les états et les entreprises (Bayer et Sanofi ?) qui sont sollicités en premier, c'est aussi et encore à nous,  pas bien riches et déjà sollicités par les Restaus du Coeur, les Compagnons d'Emmaüs, le Secours Populaire, la Fondation des Hôpitaux de Paris, Médecins sans Frontière et la SPA, qu'on demande de mettre la main à la poche. C'est que plus d'un milliard d'habitants en Europe et aux Etats-Unis qui donneraient chacun un dollar renfloueraient déjà l'OMS de la totalité de son budget fixé pour les états.

Mais donc comment vit l'OMS ?
Pour l'essentiel :
"- Le budget programme 2020-2021 s’élèvera à 5,840 milliards de dollars américains (soit 5,365 milliards d’euros)
- Le budget est partagé entre les contributions fixées pour les Etats membres (au nombre de 192), qui représentent presque 20% du budget de l’OMS (environ un milliard de dollars), et des contributions volontaires, pour les 80% restants.
- Les cinq premières contributions fixées pour le budget programme 2020-2021 sont celles des Etats-Unis (22%), de la Chine (12%), du Japon (8,6%), de l’Allemagne (6,1%) et du Royaume-Uni (4,6%). La France est en sixième position (4,4%), (soit au total 56,7%)
- Les contributions volontaires, quant à elles, peuvent être versées par des Etats membres mais aussi par des organisations internationales, des organisations non gouvernementales, des acteurs publics ou privés.
Les Etats membres sont les principaux contributeurs volontaires, ils apportent 52% de la somme totale. Les Etats-Unis sont aussi le premier contributeur volontaire, à hauteur de 281 millions de dollars (environ 260 millions d’euros)"
Une liste des contributeurs de 2017 (pas le temps de chercher plus récent) est ici :
https://apps.who.int/gb/ebwha/pdf_files/WHA71/A71_INF2-fr.pdf?ua=1
"- Le second contributeur volontaire – et premier contributeur non étatique – est la Fondation Bill-et-Melinda-Gates, qui a apporté 229 millions de dollars américains (soit 211 millions d’euros)"
La page d'accueil de GAVI :
https://www.gavi.org/fr/modele-de-fonctionnement/modele-de-partenariat-de-gavi/la-fondation-bill-melinda 

Je vous laisse digérer, tirer vos conclusions ou faire d'autres recherches que vous voudrez peut-être partager...

Et si vous avez encore du temps, faites un tour chez l'excellent Frédéric Taddéi (je le rappelle : viré de la chaîne publique parce qu'il donnait à comprendre et à réfléchir) pour écouter les invités de son émission "Interdit d’interdire" (sur Russia Today), à propos de la gestion de l'épidémie par
la Suède et le Portugal : https://www.youtube.com/watch?v=Anu6eoAWVag
 
Amies, amis, à demain.

mercredi 6 mai 2020

Journal de déconfinement – jour 50

LE MONDE D'APRES

J'avais préparé mon texte hier soir mais j'ai reçu ce matin ces deux informations que je ne peux m'empêcher de partager immédiatement avec vous, amis, amies, parce qu'évidemment elles confortent mon opinion et parce que mon objectif, toujours militant, est de vous convaincre. Cela pouvait-il vous échapper ?
De Francine, qui est sur son ordinateur dans la pièce à côté, cet article du maire de Hettange-Grande (le deuxième sur cette page) à propos de la rentrée scolaire : 
http://www.ville-hettange-grande.com/actualites/
La moelle de ces deux prises de position ressortit à la question de l'exercice de la démocratie. D'un côté, des centaines de députés à qui le guide ordonne de marcher au pas, de l'autre un maire qui tient compte de l'avis des administrés.

Ceci fait, revenons à nos moutons. 
Le monde d'après, l'oeil humide et la tête penchée, craché juré, "ne sera plus jamais comme avant". Ah, combien de fois aurons-nous entendu ce mantra ! Et gravement,  nous opinions du chef.
C'était au début. Quand nous frémissions encore d'indignation et d'espoir. Mais à présent, il est clair que ce remords, ce mea culpa, cette promesse (on ne sait comment dire) sont oubliés comme le sont chaque année les bonnes résolutions de la Saint-Sylvestre. Après deux mois de godille, d'informations contradictoires et quelques mensonges, nous sommes las et vidés.
L'un ou l'une de vous, je ne sais plus qui - pardon -, m'avait envoyé une série de citations et de dessins d'humour dans laquelle figurait un aphorisme de Hannah Arendt qui disait à peu près ceci : après que par l'information et la désinformation, on a bien déboussolé un peuple, au point qu'il ne sache plus où est la vérité, on peut le mener n'importe où, là où on veut. 
C'est à peine à présent si nous nous demandons encore comment sera demain. Nous ne savons déjà plus nous projeter dans l'inconnu : l'aventure est-elle trop anxiogène ? Et en même temps, le monde qu'on nous promet, fait de dépression économique, de faillites, de chômage, de dette qu'il faudra rembourser jusqu'à la troisième génération en travaillant et en payant plus d'impôts tout en acceptant de nouvelles coupes budgétaires dans les services publics - sauf dans la police - n'est-il pas plus angoissant encore que l'inconnu ?

Qu'importe, nous ne croyons plus dans la possibilité d'un changement venant de nos dirigeants ; nous ne croyons plus en nous-mêmes, en notre courage ; nous sommes résignés. Alors, et c'est bien humain, nous oublions tout ce tracas qui donne le tournis et nous avons juste envie de courir nous rouler sur les pelouses des parcs, nous vautrer sur le sable des plages, nous taper dans la pogne, partager quelque chose, n'importe quoi, ne serait-ce qu'un banc public avec une personne non masquée, comme avant. Que tout redevienne seulement comme avant. Après cette galère, ce serait déjà bien.
Je dis nous, mais j'abuse. C'est qui, ce nous ? Vous et moi, ensemble ? Eh, pas forcément, vous êtes bien placés pour en juger. Moi, en tout cas, je résiste.
Enfin, j'essaie... de garder le moral... par sens du devoir.

J'avais préparé cette ébauche d'un inventaire des promesses d'un monde d'après (je n'ai pas tout lu, ni tout vu, juste survolé, question de temps. Alors vous pouvez bien faire pareil : choisissez)
- le monde d'après, c'est déjà maintenant grâce à la Commission Européenne (vidéo, 3'47)
https://www.youtube.com/watch?v=fwme3X0dQpM
- le monde de Bassens, une vidéo divertissante (17'22)
https://www.youtube.com/watch?v=8tfNkjth8VQ
- le bidonville va-t-il disparaître après ? vidéo (4'15)
https://www.youtube.com/watch?v=j7fb2JbxtDY

 Et je finirai sur une note d'optimisme volontariste et résistant avec :
Amies, amis, à l'après !
Euh... à demain.

mardi 5 mai 2020

Journal de déconfinement – jour 49

EFFET PLACEBO

Le Dr Stéphane Lolignier, maître de conférences à la Faculté de Médecine de Clermont-Ferrand, au laboratoire de pharmacologie médicale, a réagi à RANDOMISATION, ma page d'hier. 
Je vous fais part de l'échange.

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"Quelques précisions, que je trouve importantes, par rapport à ton dernier mail. 
- La randomisation permet de s'assurer que les groupes sont homogènes en terme d'âge, de sexe, de comorbidité, etc... Par exemple, pour le cas du Covid qui nous intéresse, on sait maintenant que les femmes et les jeunes sont moins à risque. Si on donne un médicament A à un groupe qui contient 70% de femmes et un médicament B à un groupe qui en contient 50%, on pourra voir une amélioration du pronostic dans le groupe A et penser, à tord, que l'on a affaire à un médicament efficace. C'est ce qu'on appelle un biais expérimental. La randomisation permet d'éviter cela au maximum.
- L'effet placebo est hyper important, quel que soit le domaine d'étude. Dans mon domaine, la douleur, il est particulièrement puissant et peut représenter jusqu'à 70% de l'effet d'un médicament. Ce n'est pas de la magie, ce sont des phénomènes biologiques bien concrets que l'on peut observer, mesurer, et même bloquer (mais pour soigner l'idée est plutôt de maximiser l'effet placebo). On sait aussi que certains facteurs favorisent l'effet placebo (petite pilule plutôt que grosse pilule, médecin en blouse blanche plutôt qu'en pull, hôpital plutôt que cabinet de généraliste, etc...). Il y a des études vraiment passionnantes sur le sujet. Bref, tout ça pour dire que si l'on teste un médicament anti-douleur sans le comparer à un groupe placebo, on lui trouvera quasi-systématiquement un effet positif, et cela même si le médicament n'a pas la moindre efficacité intrinsèque. Le risque c'est donc de mettre sur le marché un médicament, avec comme tous les médicaments une toxicité et des effets indésirables potentiels, mais sans aucun bénéfice thérapeutique.
- Autre chose d'hyper important à comprendre, c'est que placebo ne veut pas dire “pas de traitement”. Quand une personne se porte volontaire pour une étude clinique, elle doit bénéficier au minimum du traitement qui lui serait donné en dehors de l'essai clinique. Par exemple, si on fait une étude pour un traitement contre un type de cancer, les patients auront soit le traitement expérimental, soit le traitement de référence. Comme c'est dit dans ton mail, on a l'impression qu'on laisse volontairement des gens mourir dans un groupe quand on soigne les gens dans l'autre. Ce n'est pas ça du tout : on fournit les soins de référence dans un groupe pendant que dans l'autre groupe, on essaie quelque chose de nouveau qui pourra être mieux, pareil, ou pire que le traitement classique. Si on fait l'essai c'est justement que l'on ne le sait pas. Pour le cas du Covid, les patients des groupes contrôle n'auront pas de traitement curatif puisqu'il n'en existe pas. Ils auront par contre les traitements symptomatiques que l'on donne à tout le monde à l’hôpital, et n'auront pas moins de chances de s'en sortir que les autres.
- Enfin, lorsque l'on fait une étude clinique, il est obligatoire d'expliquer au patient en quoi consiste l'étude et d'avoir son consentement (ou celui de la famille dans le cas particulier d'un essai en réanimation si le patient est inconscient). C'est justement l'un des nombreux reproches qui ont été faits à Raoult : avoir fait un essai clinique sauvage sans faire signer aucun formulaire de consentement. Mais bon, on entend beaucoup moins ses “supporters” parler de lui depuis qu'il passe son temps entre BFMTV ou chez Paris Match pour lécher le cul de Macron. A la limite ça le regarde, mais j'aurais préféré qu'on s'intéresse plus au contenu de ses travaux qu'à sa vie publique ou privée. Ca aurait permis d'avancer plus vite sur d'autres pistes.
- Concernant les autres pistes d'ailleurs, et l'étude Discovery en particulier (ne pas oublier qu'il y en a d'autres, l'histoire récente nous montre à quel point on est vite déçu quand on a mis tous ses oeufs dans le même panier), s'ils avaient eu des résultats préliminaires incroyables, on le saurait déjà. Les résultats de l'étude Discovery seront publiés, il ne faut pas en douter, mais malheureusement il ne faut s'attendre à aucun miracle. Au mieux on aura quelque chose du type Remdesivir, à savoir une amélioration qui va à peine justifier une utilisation large en clinique. Pour le moment ça parait être une infection particulièrement difficile à soigner, en tout cas avec les outils dont on dispose. On verra ce que donne par exemple le Tocilizumab (et d'autres immunosuppresseurs en cours d'essai). Mais pour l'instant les résultats définitifs ne sont pas connus. Au passage, l'étude Discovery n'est pas l'idée de Macron :) Je veux bien qu'on mélange science, médecine et politique en ce moment mais faut pas déconner, chacun son métier ! On a vu outre-atlantique ce que ça donne quand les idées viennent du premier de cordée."

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Je m'explique :
"Je mettrai d'abord de côté la personnalité de Raoult. Chacun la sienne : Gainsbourg écrivait de belles chansons, mais il pouvait être très con (résumé de mon opinion). Je trouve simplement l'approche du médecin plus adaptée que celle du chercheur en cette circonstance. 
Ensuite, même si je grossis toujours le trait, je n'accuse pas les médecins chercheurs de laisser les gens mourir, mais de ne pas leur donner des chances égales. Si on pense que tel traitement doit faire effet, c'est qu'on a des raisons, alors on le donne et on voit tout de suite si ça marche ou pas, avec ou sans l'effet placebo additionnel, en particulier s'il s'agit d'une pathologie grave. Ca me paraît le bon sens.
A cet égard, il ne me semble pas que Raoult ait parlé d'avoir réalisé une étude. Ou alors, j'ai raté... Il a juste publié les résultats d'un traitement sur un certain nombre de malades. Quand par exemple un cardiologue prescrit un traitement contre l'hypertension, il ne fait pas signer un papier...
Enfin, pour Macron, c'était de la malice, une blague, évidemment."
 
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 Il répond.
"On est d'accord sur Raoult, comme sur Gainsbourg d'ailleurs !
Je comprends l'envie que l'on peut avoir de donner les mêmes chances (ou malchances !) à tout le monde d'un coup dès qu'une nouvelle piste est explorée. Mais si l'on part de ce principe selon lequel toute nouvelle piste thérapeutique est forcément efficace et sans danger, et qu'il faut en faire profiter tout le monde tout de suite, alors pourquoi même réaliser un essai clinique et ne le réserver qu'à un petit groupe de volontaires ? Autant le mettre sur le marché directement pour que tout le monde en profite, non ? Quand on débute un essai clinique, tu as raison, on a toujours de bonnes raisons de croire à nos hypothèses. Mais dans les faits, moins de 1% des nouveaux médicaments qui fond l'objet d'un protocole clinique finissent sur le marché (et je ne te raconte pas le tri qui est fait en amont grâce aux tests in vitro puis in vivo chez l'animal). Il y a un nombre infini de choses qui restent imprévisibles quand on donne un nouveau médicament, ou même un ancien mais dans un contexte pathologique nouveau, à une dose nouvelle, ou en association avec une autre molécule. Et encore une fois, quand on fait un essai clinique, la seule façon d'isoler l'effet placebo pour savoir si le médicament apporte un réel avantage, c'est bien d'avoir un groupe placebo (ou comme la plupart du temps un groupe contrôle qui reçoit le médicament de référence, et qui intégrera donc l'effet placebo en plus de l'effet thérapeutique).
Pour que tu comprennes les enjeux qu'il y a derrière tout ça, une petite mise en situation : je suis un industriel et je travail depuis 10 ans sur un nouvel antidépresseur. J'ai déjà dépensé des centaines de millions d'euros pour son développement, mais les derniers résultats obtenus chez la souris ne sont pas du tout encourageants, loin de là. Si j'abandonne le projet les actionnaires ne vont pas être contents... Et adieu ma promotion ! Mais si je fais une étude clinique sans groupe contrôle, ma molécule va avoir un effet incroyable (merci l'effet placébo, qui dans ce cas constituera 100% de l'effet observé), et hop, une mise sur le marché obtenue les yeux fermés et des milliards de retour sur investissement. Si ça a pu être possible par le passé, heureusement ça ne l'est plus en France. Je grossis moi aussi le trait, et je me place volontairement de côté des "méchants", mais c'est vraiment ce qui a pu se passer maintes fois par le passé, et c'est à cause (ou grâce) à ça que l'on a maintenant des règles strictes.
Quant à Raoult, il a bien réalisé une étude puisqu'il a prescrit une association de médicaments hors AMM (autorisation de mise sur le marché). C'est parfaitement autorisé, mais ça doit être déclaré, notamment au comité de protection des personnes, et c'est considéré comme une étude. Mais bon je ne m'inquiète aucunement pour lui, il va se faire gronder mais il fait partie des intouchables. Et ton cardiologue, lui comme Raoult, n'a aucune obligation de te faire signer un formulaire de consentement s'il te prescrit un antihypertenseur dans le cadre de son AMM. S'il s'agit d'un médicament expérimental, alors c'est obligatoire.
Il est quand même bien “malicieux” notre ami Raoult pour téléphoner à la première dame, recevoir le président à l'IHU et en faire l'éloge dans plusieurs médias de première qualité journalistique. Sacré farceur... Plus c'est gros, plus ça passe, décidément."

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De cet échange, je retiens en particulier que "L'effet placebo est hyper important, quel que soit le domaine d'étude. Dans mon domaine, la douleur, il est particulièrement puissant et peut représenter jusqu'à 70% de l'effet d'un médicament. Ce n'est pas de la magie, ce sont des phénomènes biologiques bien concrets que l'on peut observer, mesurer, et même bloquer (mais pour soigner l'idée est plutôt de maximiser l'effet placebo)." 

Ce phénomène ne devrait-il pas interpeller les gens qui se gaussent un peu vite des médecines anciennes tels que le chamanisme, la phytothérapie ou le magnétisme des rebouteux ?
Voici un point de départ, si l'on veut s'intéresser au sujet : https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/planete-geo/l-importance-des-medecines-ancestrales_1765367.html

Amies, amis, à demain.

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lundi 4 mai 2020

Journal de déconfinement – jour 48

RANDOMISATION
Aux infos télé d'hier soir, nous apprenions d'un présentateur un peu confus que la grande étude européenne “Discovery”, sur l'évaluation de quatre ou cinq traitements contre le covid-19, n'a rien donné, aucune conclusion, pas même la conclusion scientifiquement validée que conclure n'était pas possible. Ben mince alors ! Cette annonce triomphante d'une coopération entre états membres de l'UE (enfin solidaires), tout ce battage pompeux et ces scientifiques mobilisés pendant des semaines, tout ça pour que dalle ?
Je ne peux pas le croire. Qu'est-ce qui a foiré ? On a eu affaire à des incapables ?
Le Monde peut révèler aux gens cultivés la vérité qu'à la télé ils ont toujours du mal à dire au péquin ordinaire :
https://www.lemonde.fr/sciences/article/2020/05/01/covid-19-sur-les-essais-cliniques-l-europe-est-un-echec_6038383_1650684.html
"L'Union Européenne, c'est vraiment de la merde." (Josette, gilet jaune)
 Ou alors, peut-être que les résultats sont bien établis, mais ne font pas plaisir aux laboratoires pharmaceutiques qui comptaient bien faire leur beurre avec le SARS-CoV-2 (une occase en or !) et qui susurrent à l'oreille des gouvernements qu'il vaudrait mieux que le grand public de cons que nous sommes n'apprenne pas qu'ils ont voulu nous fourguer n'importe quoi, mais très cher. 
Et si les équipes médicales dans tous les pays concernés ont traîné la patte pour participer à l'étude, c'est peut-être parce qu'elles ont senti le coup tordu. Non, je déconne, il n'y a pas de complot de Big Pharma...
Mais il y a peut être une autre raison.
Vous savez à peu près comme moi en quoi consiste une étude randomisée, ce que devait être Discovery, étude que, selon certains, il fallait absolument faire avant d'administrer le moindre traitement aux malades. En gros, on fait deux groupes de malades, dont l'un recevra le traitement dont on veut tester l'efficacité, l'autre des pilules à l'eau claire, selon des règles expliquées ci-après.

"Critères de qualité d’une étude randomisée

Deux critères essentiels doivent être respectés pour prétendre à un niveau de preuve :
  • L'attribution dans un groupe se fait de façon aléatoire par tirage au sort (randomisation)
  • La répartition des groupes se fait à l'insu des participants (étude en aveugle) et éventuellement des cliniciens (double aveugle)
Une étude randomisée permet ainsi d'établir formellement un lien de causalité, sous réserve qu'aucune source de biais secondaire ne soit été introduite en cours d'essai (comme par exemple des procédures de suivi différentes dans les deux groupes). Sans groupe témoin, l'effet du traitement se composera de l'effet intrinsèque du médicament additionné de l'effet placebo."
Si on est logique, on dira que le fait de craindre l'effet placebo, c'est reconnaître son efficacité - on peut donc guérir sans médicament si on croit qu'on en a reçu un ?
Je me suis demandé avec effroi si on prévenait les malades qu'on allait faire sur eux une petite expérience, mais je n'ai trouvé la réponse que là, et pas tout à fait formelle :
Voici l'extrait qui nous intéresse : 

"Problèmes éthiques

Si l'efficacité statistique des études en double aveugle ne fait aucun doute, celles-ci ne sont pas sans poser des problèmes éthiques. En effet, si les essais mettent en jeux des cobayes animaux, s'ils font intervenir des pathologies bénignes, ou des traitements d'une efficacité présumée douteuse, il n'y a alors pas de problème pour employer des placebos. La situation est cependant différente dans le cas de pathologies lourdes, qui font intervenir des tests sur des humains. Fournir des placebos à des patients, alors que des études pilotes ont pu par exemple par ailleurs confirmer l'efficacité d'un traitement, frôle avec les limites de l'éthique médicale et des principes annoncés par la Déclaration d'HelsinkiLes responsables des études ont en effet souvent tendance à dégager leur responsabilité par la signature du consentement éclairé du patient, alors que le plus souvent ce dernier n'a pas d'autre alternative que de donner son accord sinon de refuser tout traitement, en étant peu à même de juger de la pertinence ou de l'opportunité des essais auxquels il est soumis."
Ca va, on a compris que dans ce genre d'étude les malades sont traités comme de pauvres souris de laboratoire.
On peut donc raisonnablement douter que dans le contexte actuel les médecins aient espéré trouver des volontaires pour prendre le risque d'être dans le groupe qu'on fera seulement semblant de soigner. Bon, il y a toujours les soignants qui peuvent se porter volontaires quand leur chef le demande, et si ça rate, on pourra toujours les rattraper – on a confiance, en ses collègues, oui ou non ?
Mais imposer aux gens la torture de l'ignorance quant à leur traitement, leur demander en quelque sorte de se sacrifier pour la science, je trouve ça un brin nazillon. Oui, oui, nazillon, parce qu'en plus, comme le signale l'article ci-avant, le malade qui arrive à l'hôpital avec des symptômes déjà sévères, n'a pas le choix puisqu'en dehors de l'essai randomisé, il n'a aucune chance d'être traité avant les résultats de l'étude - principe de précaution, des fois que le médicament lui serait fatal !
Oui, c'est un raisonnement de fou. Et j'incline à penser que ce sont les médecins, dans leur grande majorité, qui ont refusé de jouer à ce jeu de roulette russe pour faire leur véritable boulot qui est de soigner par tous les moyens qui leur semblent bons.
C'était pas une idée de Macron, cette grande étude Discovery ?
Non, ne répondez pas, écoutez plutôt Jean-Dominique Michel (un suisse !) dont l'interview m'a été envoyée par Guillaume. Du début à la fin, ça vaut le coup. 

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dimanche 3 mai 2020

Journal de déconfinement - jour 47

ILLUSION
De Vincent, j'ai reçu ce lien : https://www.youtube.com/watch?v=Zk11vI-7czE .
"Planète des humains" de Michael Moore.  
Un peu plus d'une heure et demie d'une avalanche d'informations que nos grands médias estiment inutile de nous fournir. On ne voit pas le temps passer, malgré quelques ratés un peu agaçants dans le sous-titrage.
De quoi revoir nos convictions (croyances) en matière d'écologie et nous rappeler combien grand est le pouvoir de récupération, de corruption, d'un système capitaliste prêt à toutes les saloperies rien que pour du profit, combien coupables nous serions de rester apathiques face à la destruction de notre maison, la Terre.
Bon dimanche.

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samedi 2 mai 2020

Journal de déconfinement – jour 46 – 2

INFORMATION
A peine j'arrive tout couvert encore de rosée (parce que j'ai atterri au beau milieu du bois des Quatre Seigneurs ; et si j'étais tombé sur la patrouille, j'étais bon pour le PV de 135 euros, car il est strictement interdit de se balader au fin fond des bois le week-end), que Francine me met déjà au courant des nouvelles, comme si j'étais parti 24 heures... :
1 - le scandale des masques détenus par la grande distribution quand les soignants pleurent pour en avoir ; vendus 2 euros, en première info, puis, suite au buzz que ça a fait, à 0,99 - preuve que le bénéfice est supérieur à 50% - et en dernière info (dans le journal de midi) à 0,60. Est-ce que pour un centime de plus, on peut en avoir un deuxième ?
2 - les maires du coin, comme celui d'Aumetz, et d'ailleurs, courageux, qui prennent des arrêtés pour que les écoles restent fermées (après consultation des intéressés, j'espère).
A ce propos, tout à l'heure, juste avant que je les quitte, les Sélénites m'ont fait la leçon : 
"Chez vous là-haut (évidemment, pour eux, la Lune c'est l'ici-bas), un de vos problèmes est que vos élus, d'une manière générale, ne sont pas sincères.
-  Ah bon ?
- Oui, leur communication se trouve toujours fluctuante, mitigée, diplomatique, contournée, car polluée par le souci d'intérêts qu'ils n'osent pas révéler. Ce n'est pas par vice s'il ne peuvent se résoudre à la sincérité, c'est seulement que dissimuler, et à l'occasion mentir, aux administrés fait partie de votre tradition républicaine française. Vos élus de la 5ème République se croient et se veulent omniscients et infaillibles. Ainsi, en cette période de tâtonnements, ne voyez-vous jamais des scientifiques en désaccord débattre en avançant clairement leurs arguments respectifs, comme Frédéric Taddeï le donnait à voir autrefois (avant d'être viré pour ça, justement) dans son émission "Ce soir (ou jamais !)". Cela permettrait pourtant à tout un chacun de comprendre ces désaccords et de se faire sa propre idée sur les mesures à prendre, ce qui nous paraît indispensable à tout citoyen d'un état démocratique. Ainsi votre gouvernement non plus n'explique pas pourquoi il fait tel ou tel choix, par crainte, sans doute, d'avouer ses doutes, ses carences et ses calculs. L'insincérité acceptée comme un des moyens de gouvernement est l'une des plaies qui vous affaiblissent.
Là, soudain, j'ai pensé à mon village où le maire a annoncé et procédé à la distribution de masques (un par habitant) sans expliquer d'où ils venaient - achetés chez Leclerc (à quel prix) par la commune ou fournis (à quel prix) par l'état... ou cadeau du ciel ? On ne sait donc pas qui remercier. On se perdrait bien en conjectures...
- Oui, mais qu'est-ce qu'on y peut, nous ? J'ai voulu plaider."
Les Sélénites m'ont fait une petite moue de perplexité rêveuse, avec un sourire entendu, et m'ont laissé partir comme ça. 
Et maintenant, je me dis que ce ne serait pas mal de partager entre nous les infos dont nous disposons et les sentiments et réflexions que nous inspirent la situation actuelle. Pour ne pas rester seuls face aux mystères ! Je suis prêt à faire le pont entre nous (la centaine passée de personnes qui recevez ce journal de déconfinement), à diffuser vos contributions (anonymement, si vous voulez) ; en même temps, ça me soulagerait de ne pas avoir à inventer chaque jour une nouvelle narration. 
Il ne s'agit pas de s'attaquer à des sujets de fond ou d'envergure nationale ; nous nous en tiendrions aux événements locaux, en rapport avec notre région, disons dans un rayon de vingt ou trente kilomètres autour de Thionville, là où nous avons des contacts professionnels, amicaux ou familiaux qui peuvent aussi nous apporter leurs contributions.
Si ça vous dit, envoyez-moi vos infos, vos témoignages, des documents, des liens, etc. 

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Journal de déconfinement – jour 46 - 1

QUESTIONS
Ca y est ! J'y suis parvenu, comme je vous l'avais annoncé, je me suis évadé, déconfiné. Hier soir, à la nuit tombée, profitant d'un trou dans la couverture nuageuse, je suis parti et je vous écris maintenant de la Lune, où il fait un soleil magnifique et où l'on m'a aussitôt fourni tout le nécessaire. J'ai en effet été accueilli avec cordialité et intérêt, les Sélénites étant gens de raison et très hospitaliers. Tout de suite il m'ont dit : "Bravo, les Terriens ! C'est bien ce que vous faites. Ca nous fait plaisir de revoir votre planète en bleu." J'ai commencé à leur expliquer la diminution de la pollution à cause du confinement, mais ils savaient déjà tout - ils ont la radio, la télé et l'Internet comme nous. Mais il y a des trucs qu'ils ne comprennent pas. Par exemple, puisque je suis Français, ils m'ont demandé :
- Comment que ça se fait que les enfants français d'école primaire, même en zone rouge (1), pourront être enfermés à 15 dans une salle de classe, sans obligation de porter un masque, alors que les adultes devront mettre un masque dans les transports en commun et qu'ils ne pourront pas se  rassembler à plus de 10 en n'importe quel lieu, dans le même temps que les manifestations sportives et culturelles de moins de 5000 personnes seront autorisées à se tenir alors que les salles de concert resteront fermées et que les mariages seront systématiquement reportés sans préjugé du nombre des convives, cependant que les supermarchés seront toujours ouverts et pas les grands musées, mais les petits, et pas les restaurants.... (2)
- Arrêtez, j'ai dit. Ca donne le tournis !
- OK, nous allons vous poser les questions une à la fois. Par exemple : est-ce que les enfants sont facteurs de propagation de l'épidémie ou non ?
- Ben... Euh... y en a qui disent que oui, y en a qui disent que non. Du coup, moi, je ne sais pas quoi vous répondre.
- Il doit bien y avoir moyen de connaître la vérité des faits, tout de même ! Ou alors votre gouvernement a choisi, à l'aveugle, de prendre le risque de relancer l'épidémie ?
- Ah ben non, il ne ferait pas ça, tout de même... Quoique... Enfin, de toute façon, d'ici le 11 mai, il a tout le temps de changer d'idée. 
- Encore ? Mais à force de naviguer au doigt mouillé, d'osciller entre l'est et l'ouest, les gens sont perdus, ils ne croient plus rien, ni personne, et ils s'inquiètent. Ils s'inquiètent d'autant plus qu'il est désormais officiel qu'à eux seuls reviendra l'entière responsabilité de mettre ou pas leurs enfants à l'école. 
Et là, tout à coup, je pense à mes petites-filles. Vite, je tape ce message et je vous l'envoie. Quand vous le recevrez, j'aurai déjà dit au revoir à la Lune et sauté sur la Terre.

Journal de déconfinement – jour 45

Je commence cette page la veille de son envoi, parce que demain, 1er mai, je n'aurai que peu de temps :  je tenterai une nouvelle évasion. Si après ceci vous restez sans nouvelles, c'est que j'aurai réussi. 
Bon, alors, qu'est-ce qu'on a au menu aujourd'hui ? Comme d'hab', entrée, plat et dessert de déconfinement : la situation, la méthode, les responsabilités, les fantasmes, le monde d'après...
Je vous la fais sommaire, rapide et un peu au hasard ; vous ne serez pas obligés d'aller voir au bout des liens que je propose. 

1. La situation.
a) Vous avez sans doute eu connaissance de cette info qui est tombée juste après le plan dévoilé par le premier ministre : quelques enfants en Angleterre, en Espagne et aussi en France, sont touchés (tous les enfants sont menacés, disent certains médias) par une mystérieuse maladie qui attaque les intestins et le coeur, qui pourrait être en rapport avec le SARS-CoV-2, mais peut-être pas non plus, mais quand même, et ressemblerait à une maladie connue au Japon, mais qui... et patati et patata. Sur une chaîne nationale, on sent comme de la délectation à fiche la pétoche aux parents. Je me demande pourquoi.

b) Le déconfinement se fera à la carte. Le jeu consiste à deviner qui sera vert et qui sera rouge. Tirage du loto demain (enfin, aujourd'hui). Ah non, finalement, cet après-midi, le plan a été dévoilé - fichtre, on va de révélation en révélation, c'est palpitant -, il sera tricolore. Je cherche la carte sur "quelque chose point gouv", mais ne la trouve que sur des sites d'information privés. Je me demande pourquoi. Au hasard, celuji-ci :
Et voici les infos de Santé Publique France, avec une photo de page d'accueil digne de "Mars Attack".
https://www.santepubliquefrance.fr/
c) Le professeur Raoult va parler (encore !), mais à la chaîne BFMTV :
 Toujours aussi cool. Mais ça, c'était cet après-midi, en fait seulement l'appâtage de l'émission. Je viens d'en voir le début à la télé, avec un reportage dans lequel le beatnick de Marseille est descendu en flammes. Il s'est fait piéger, apparemment. Cette chaîne ne recule devant aucune bassesse. A moins que le rusé gaillard ait lui-même piégé BFM. Je me demande comment. Je n'ai pas regardé son interview, je le ferai plus tard, peut-être : https://www.youtube.com/watch?v=cj4bGVszZP8.

2. La méthode, c'est-à-dire qui, que quoi, comment ?
a) Les questions qui se posent étaient résumées dans Le Monde :
b) Ce sera un peu comme chacun veut. Les maires avec les préfets feront la tambouille. N'oubliez pas la consigne : si vous devez travailler, travaillez, mais si vous craignez de mettre vos enfants à l'école, vous êtes libres de vous démerder comme vous pourrez. Pensez-y dès à présent !

3. Les responsabilités
a) Les situations graves nous ont habitués à voir s'ouvrir soudain les parapluies à tous les étages décisionnels. Le président de la république a déjà son intouchabilité, ainsi qu'une une justice toute dévouée, mais j'ai lu, en passant je ne sais plus où, qu'en vertu d'une nouvelle loi ou proposition de loi, les élus ne pourraient plus être poursuivis pour des décisions prises dans l'exercice de leur mandat, ni même après. Vrai ou faux, je n'ai pas retrouvé l'info, pas beaucoup cherché non plus. En tout cas, ça tombe dru sur le gouvernement :

b) Le Point pose la question de la responsabilité des maires :

c) Pour l'Express, c'est le formidable peuple français qui est en pointe de la responsabilité dans la lutte contre l'épidémie. Allez, on s'applaudit !

d) Pour Les Echos, ça va être la faute des syndicats si l'économie française se casse la figure. Les vilains cégétistes ?

 4. Les fantasmes
Je ne vous mets pas de lien  - pas envie de vous contaminer avec ça -, mais tout comme juste avant l'an 1000, qu'on croyait celui de l'apocalypse, sortent de leurs boîtes les prêcheurs dénonciateurs de complot, forme moderne et numérique des prophètes d'alors, révélant l'enfer dans lequel veulent nous plonger de mystérieux pouvoirs, dont Bill Gates, les démocrates américains, les Chinois et autres ennemis des Etats-Unis d'Amérique "dont nous tairons le nom pour des raisons que nous préférons ne pas divulguer".
A cet égard, je signale aux personnes crédules, comme aux incrédules, qu'un complot existe depuis fort longtemps et qu'il est à l'oeuvre de façon évidente dans des organisations tels que l'OMC, le G7, la Commission Européenne ou LREM, dans lesquelles les lobbies industriels et les financiers de tous poils sont invités à banqueter avec les représentants des nations, ce qui a eu pour conséquence de nous imposer un libéralisme total, celui qui nous a amenés à la situation actuelle, avec par dessus le marché, notre consentement. Au hasard :

5. Le monde d'après.
a) Un exemple parmi cent autres du grand chambardement que ne provoquera pas cette crise (lien transmis par Guy) :
b) Par conséquent, si nous voulons vraiment - vraiment ! - que quelque chose change, il faudra d'abord que nous tombions d'accord sur quoi changer et deuzio, nous préparer à l'obtenir de haute lutte.
Je ne vois qu'un moyen : la grève générale.
Ah non, c'est vrai : on a besoin de travailler... nourrir les gosses... payer le loyer, les charges, la pension à l'Ehpad pour la grand-mère... honorer les traites... mettre de l'essence dans la bagnole... partir en vacances...
Bon ben, tant pis...

Tenez, pour oublier, voici un nouveau concert de Viņš un Viņa https://www.facebook.com/vinsunvina/ 
Amigas y compañeros, hasta la vista !